Reine du Muguet de Compiègne, deuxième !
Election de la Reine du Muguet
le 19 mars 2011 à Compiègne.
Je m’étais promis, l’année dernière, de ne plus recommencer. Non pas que l’évènement m’avait déçu. Au contraire. J’en avais même ramené des chouettes photos. Mais je ne souhaitais pas connaître à nouveau les affres de l’attente forcémment déçue du moment où l’on annoncerait les résultats. Elle était pourtant jolie, ma candidate. Le même sourire un peu gêné, les mêmes grands yeux de biche effarouchée. Elle était toujours aussi à l’aise, derrière le micro, et affrontait les questions de l’animateur avec une assurance surprenante. Mais le charme de la découverte n’y était plus. Elle participait pour la seconde fois (j’écris bien seconde et pas deuxième…) et espérait glaner au moins une place d’honneur. Et, très sincèrement et sans parti pris, elle méritait une place sous les spotlights, comme disait l’autre. Mais voilà. Il y avait du monde. Dix autres candidates au moins aussi motivées qu’elle et qui se sont battues, et même très bien. Avec, au résultat, une Reine du Muguet mignonne comme tout, très à l’aise et qui méritait son titre et deux dauphines tout aussi légitimes. Sans doute avait-il manqué une pointe d’assurance, une once d’audace et une toute petite inclinaison des épaules vers l’arrière à notre valeureuse candidate pour s’immiscer dans ce classement. Et donc, déception pour tout le monde. Bon, tout n’est pas perdu. Il reste quelques photos. Avec, du coté technique, une bonne surprise: Le D700 est une vraie bête de compétition. Le prince des hautes sensibilités comme l’écrivait un magazine spécialisé peu de temps après la présentation de ce boitier extraordinaire par Nikon. Réglages « tout manuel », molette des ISO calée sur 5000 (!!!), ouverture à 2.8, température de couleur à 3200 k et voilà le travail. Pas de flash, et donc des couleurs naturelles. Pour voir les photos, c’est ici
Au bord des pistes, le spotter attend l’Avion, celui que personne d’autre ou presque, n’a vu avant lui
Quelques photos faites au bord des pistes de Roissy CDG, durant l'une des toutes premières journées ensoleillées de l'année 2010
8 images
Voir l'album
Un horaire,
un escabeau
et une lettre du Préfet
A mes temps perdus je pratique le spotting. Rien de bien dangereux ni de très sportif dans cette activité, encore que pour ce dernier point …
Le spotting, dans son sens « loisirs » du terme, consiste à se placer au plus près des pistes d’un aéroport pour y observer les avions. J’en entends un, au fond, qui vient de dire « débile » … Et oui, mon gars, tu ne l’as pas dit fort, mais tu l’as dit !
Bon, c’est vrai, expliqué comme cela, c’est un peu stérile comme passe-temps. Sauf que … le spotting c’est également une activité plutôt sympa quand on pratique la photo. Un avion, après tout, est un sujet photographique au moins aussi sexy que Tatie Jeannine en train de souffler ses bougies et incontestablement plus dynamique. Photographier un Boeing au décollage demande un sacré paquet de connaissances. Météo, géographie, photographie et parfois même diplomatie (quand les gendarmes déboulent pour demander les papiers) Le spotting requiert également une bonne connaissance de l’aéroport. Les coins les plus sympas (les spots) ne sont connus que des initiés. Enfin, pas tout à fait. Certains sites comme celui de l’association Kerozen donnent de précieuses indications sur les meilleurs spots.
Observer les avions depuis la route n’est pas une activité illicite à condition d’être correctement stationné et de ne pas porter atteinte à la sécurité des personnes et véhicules. Cependant, les autorités de notre beau pays ont trouvé anormal que l’on puisse prendre des photos sans autorisation. Sans doute ont-elles eu peur qu’un citoyen mal intentionné livre des photos de détail d’un Airbus A-340 à des pays acquéreurs de technologie de pointe ? Alors que dans tous les pays européens ou presque, ont peu voir les avions de près dans les plus grands aéroports, en France, il faut montrer patte blanche et solliciter courtoisement une autorisation écrite à M. Le Préfet (qui l’accorde d’ailleurs rapidement et sans faire de difficulté sous un mois environ).
Muni de cette autorisation, d’un horaire des vols et d’un escabeau (je ne plaisante pas) on peut prendre quelques belles photos. L’escabeau, c’est pour photographier au dessus des clôtures, l’horaire, c’est pour savoir quand arrivent les oiseaux les plus intéressants. Ben oui, parce que le spotter, le vrai, ce qui l’intéresse, ce n’est pas l’A.320 d’Air France vu et archi revu. Celui-là intéressera sans doute le spotter pakistanais de passage à Paris. Le spotter français, lui, il veut de l’exotique, du rarement vu. Quand se pointe enfin la machine bizarre, celle qui arbore une livrée unique, il pointe son appareil et frémit en attendant le moment savoureux où l’avion emplira le viseur et où il pourra déclencher. Ah oui, parce que j’oubliais, pour spotter comme il faut, en plus de l’horaire des vols, de l’autorisation préfectorale et de l’escabeau, il faut aussi un appareil photo. Et puis des objectifs. Et pas des petits. C’est même là le principal investissement. Un téléobjectif de 200 mm est le minimum, le zoom 120-400 étant l’idéal.
Voilà, c’est ça le spotting. De gros avions, un peu de soleil, l’odeur du kérozène et de belles photos à la clef.
Napoléon et Marie Louise reviennent à Compiègne …
… Dans le plus grand silence
Le 27 et le 28 mars dernier, l'Empereur et sa jeune épouse revenaient à Compiègne
13 images
Voir l'album
Napoléon était à Compiègne ce week-end. Deux siècles jour pour jour, après l’évènement historique, le 27 mars 1810, il revenait en son château pour y recevoir Marie Louise, la fille de l’empereur d’Autriche. Bon, je ne vais bassiner personne avec l’histoire de ce mariage stratégique qui devait assurer à Bonaparte l’appui de son grand rival, l’Autriche. On trouve suffisamment de littérature comme cela sur le net ou dans les bonnes bibliothèques.
Non. Ce dont je voudrais vous parler ici, ce sont des passionnés qui, tout au fil de l’année, en France où ailleurs, perpétuent le souvenir de l’Empereur au travers de reconstitutions, de défilés, de commémorations diverses et variées. A Compiègne ils étaient 200. Deux cents grands enfants, avec tout leur équipement certifié conforme à celui des soldats de l’époque. Deux cents grognards, sapeurs, gendarmes, dragons et chasseurs, à pied ou à cheval. Il ont passé la nuit ici, sous leurs tentes, couchés à même le sol sur de la paille récupérée dans les environs. Les repas sont préparés sur le feu de bois par d’authentiques matrones habillées comme leurs illustres ainées. Des enfants de troupes participent à l’entretien du bivouac. Tout au long de l’année, ces passionnés se rencontrent au fil des commémorations. Ils vivent à la dur, sans électricité avec un confort spartiate, sans autre but que de passer un bon moment ensemble et à se raconter de chouettes histoires, au coin du feu le soir. Ou plutôt non, une histoire, une qui commence avec un grand N.
Ils seront plus de 3000 à se réunir ainsi, au mois de juin, à Waterloo (Belgique). Sans doute pas l’occasion la plus festive pour les amoureux de Napoléon 1er. Mais la plus spectaculaire sans discussion. Le 18 et 19 juin, ils avanceront, au son du tambour, pour aller affronter les anglais, les hollandais, les autrichiens et ces foutus prussiens qui firent basculer la bataille. Tout comme à Compiègne, ils participeront bénévolement. Personne ne viendra les aider à payer les 200 euros que coûte en moyenne le séjour sur place. Ils assureront à leur frais le somptueux spectacle -payant- pour lequel on attend plus de 100 000 spectateurs. Cherchez l’erreur…
Un dernier détail, histoire de rendre hommage à ces gardiens du souvenir, la ville de Compiègne ne s’était fendu d’aucune affiche, aucune annonce pour informer la population du séjour de ces braves dans la ville. Pas terrible, pour une ville qui doit une partie de son prestige à Bonaparte et à son neveu. Notre bonne ville est malheureusement plus douée pour promouvoir la zone commerciale de Jaux et son Carrefour que pour informer sur des évènements du calibre de cette reconstitution. Nous n’étions que quelques uns pour jouir du superbe spectacle de l’arrivée de Napoléon (version 2010) dans la ville au bras de sa charmante épouse. Un coup d’oeil au photos jointes à ce post vous permettra de vous rendre compte de la qualité de la reconstitution.
Le charme désuet du Muguet de Compiègne
Enfin une soirée électorale pleine de charme …
Quelques images de la soirée du 6 mars 2010 à l'Espace Jean Legendre de Compiègne. Une bien jolie soirée malgré tout...
16 images
Voir l'album
A Compiègne, charmante bourgade picarde autrefois fréquentée par les Napoléon, nous avons la statue de Jeanne d’Arc, le château, une spécialité sucrée que l’on appelle les Picantins et … la Reine du Muguet. Depuis 1922, tous les ans, la ville choisit une jeune femme qui la représentera à diverses occasions tout au long de l’année. Même si l’évènement a perdu de son prestige au fil des années, l’élection de la Reine du Muguet constitue encore une soirée importante pour la communauté locale. Cette gentille coutume a même connu un certain regain, il y a peu, quand une jeune lauréate, une certaine Elodie Gossuin remporta le titre en 2000. Eh oui, celle qui allait devenir Miss France l’année suivante puis Miss Europe avait d’abord connu la gloire en Picardie.
Pendant plusieurs mois avant l’élection, les journalistes de Oise Hebdo, l’un des trois grands médias locaux, rendent compte régulièrement des différentes étapes par lesquelles passeront les jeunes femmes avant de se retrouver sur la scène de la salle Jean Legendre où elles défileront sous les acclamations du public.
Le processus de sélection est assez long. Les jeunes candidates doivent avoir moins de 22 ans, mesurer au moins 1,70 m et représenter des valeurs compatibles avec le statut d’une digne représentante de Compiègne. Autant dire que, pour mettre toutes les chances de son coté, mieux vaut être bien coiffée, pratiquer l’équitation et aimer l’histoire. Une passion trop affichée pour Che Guevara et le Grand Soir ou pour la musique alternative underground, et une coupe « pétard coloré » occultent sérieusement les chances de monter sur le podium. Une des candidates cette année était une jeune femme de mes connaissances. J’avais réalisé pour elle les photos de son book, il était donc tout naturel que j’assiste à la soirée « électorale ».
La soirée d’élection de la Reine du Muguet, c’est une expérience à vivre, croyez-moi. Bon, OK, sur un plan purement intellectuel, on ne risque pas la surchauffe. Le déroulé de la soirée ne laisse que peu de place à la réflexion. Mais on s’ennuie moins que dans une conférence de BHL sur Jean-Baptiste Botul.
Et puis le charme est là. Elles sont bien mignonnes, ces jeunes demoiselles qui osent braver le trac de se retrouver devant les 900 spectateurs de l’Espace Jean Legendre. Elles ont préparé un petit speech et répondent, parfois avec une maladresse touchante, aux questions que leur posent l’animateur et Cyrille, la Reine de l’année précédente. Et puis les organisateurs ont bien préparé le truc. Ils ont alternés les présentations collectives et individuelles des belles avec des numéros de music-hall à la qualité inégale, certes, mais toujours distrayant. Et puis il y a l’insoutenable suspens, à la fin de la soirée. La salle vibre. Les parents sont là, les frères et les sœurs aussi. Et puis les amis, les copains de classe, qui sont venus soutenir leur candidate. Ca trépigne, ça applaudit aussi. Ils ont déposé leur bulletin dans une urne à l’entrée de la salle et attendent, impatients, que le nom de la gagnante et de ses deux dauphines soit annoncé. Il y aura des déçu, forcément. Dix-huit candidates et seulement une reine … vous pensez !
Et donc, ce n’est pas ma favorite qui a été élue ce soir là. Elle le méritait bien pourtant. Jolie comme tout dans sa longue robe blanche, elle affichait un sourire éclatant et une assurance qu’on ne lui connaissait pas. Mais voilà. Le vote du jury, qui comptait cette année pour seulement 30% du résultat, n’aura pas suffit. Et dans le public, ce sont les amis, venus très nombreux pour certaines des candidates, qui ont fait la différence. Sans doute n’étions nous pas assez nombreux pour soutenir la belle. La soirée est finie. Il y a eu quelques larmes, un sourire radieux, celui de la gagnante et puis beaucoup d’applaudissements. Et au final un spectacle pas si désuet que ça et quelques photos éphémères de jeunes femmes souriantes et pleines d’espoir…
Un mort qui encombre
Laissez-les
reposer en paix !
Comme déjà écrit dans un précédent billet, j’étais à Farnborough (Grande Bretagne) au milieu du mois de juillet pour un salon aéronautique qui se déroule là-bas tous les deux ans en alternance avec le salon du Bourget.
Or, à Farnborough, il n’y a pas que les avions. Il y a aussi le tombeau, peu connu, d’un français qui l’est beaucoup plus. Il s’agit du tombeau de Napoléon III, dernier souverain français et aussi premier de nos président de la République française (et oui …) Que diable fait Napoléon III là-bas me direz-vous ? Je vous le raconterais dans un prochain billet annexe. J’ai mis cette partie de l’histoire à part, car ce n’est pas le sujet principal de cet article. Ce dont je veux vous parler aujourd’hui, c’est du débat qui existe autour de ce mort célèbre -et injustement méconnu- Je me suis rendu sur place une fois le salon terminé. Cela faisait des années que je me promettait d’aller visiter notre empereur. Par chance, je disposais cette fois d’une voiture, d’un chauffeur et d’un peu de temps. Je n’allais pas regretter ma visite …Il m’a fallu près d’une heure pour trouver le chemin vers le mémorial, construit par Eugénie, l’épouse de Napoléon III. L’endroit est difficile d’accès, peu connu des habitants de Farnborough eux-même et, ce qui est pire, situé au beau milieu d’un monastère, l’Abbaye de Saint Michel (St Michael’s Abbey). Les moines bénédictins qui habitent là ont fait veux de silence. Ce qui signifie que l’endroit n’est -en principe- pas ouvert au public. Je vous passe les détails de mon entrée dans ce lieu de méditation et de prière. Sachez simplement que, en demandant avec gentillesse, on peut tout à fait accéder au tombeau de l’empereur.Le moine qui m’a reçu et qui m’a fait visiter le lieu en privé parle un français parfait. Il connaît en outre notre histoire de France mieux que la majorité de nos concitoyens et, ce qui ne gâche rien, fait preuve d’un humour très … British.Napoléon III est le dernier des Bonaparte à reposer en sol étranger. Napoléon 1er, mort à Saint Hélène en 1821 comme chacun le sait, a été ramené en France par Louis Philippe en 1840. Le Roi des Français, qui faisait alors face à de graves désordres intérieurs, avait accepté, sur une suggestion de Thiers, le principe de cette vaste opération de relations publiques. Il espérait ainsi calmer l’agitation du peuple dont une grande majorité restait bonapartiste dans l’âme en dépit du coût humain exhorbitant qu’avaient eues les campagnes napoléoniennes.Le fils de Napoléon 1er, l’Aiglon, avait porté le titre de Napoléon II après que son père lui eut confié les rênes du pouvoir à l’issue de la terrible campagne de France, en 1814. On notera que le « règne » de Napoléon II fut extrêmement bref, seulement deux jours (Napoléon 1er tentera de remettre son fils au pouvoir en 1815 mais cette régence d’une quinzaine de jours ne sera jamais que virtuelle). Envoyé en Autriche avec sa mère après l’exil de Napoléon 1er à l’Ile d’Elbe, Napoléon II ne reviendra jamais en France de son vivant et décèdera à Vienne à l’âge de 21 ans. Ce deuxième Bonaparte est ramené en France par … Adolf Hitler en 1940. On dit que l’histoire ne se répète pas mais qu’il lui arrive de bégayer. En voici la preuve. Hitler, conseillé par les autorités françaises, organise le retour du corps de Napoléon II en France comme une opération de communication. Il s’agit alors d’améliorer l’image des allemands en France afin de promouvoir la politique de collaboration. L’Aiglon est ramené sur le sol national le 15 décembre 1940, escorté par des soldats allemands, soit exactement 100 ans, jour pour jour, après le retour du corps de son père. Il repose, comme lui, aux Invalides.Bon, désolé pour ce long aparté. Quel rapport avec Napoléon III alors ? Et bien voilà, depuis quelques temps circule une rumeur tenace qui voudrait qu’un homme politique français (suivez mon regard), en proie lui aussi à quelques problèmes d’image auprès du bon peuple de France, ait eu l’idée d’organiser à son tour le retour des cendres d’un Bonaparte. Par chance, il en reste un, pas loin de chez nous, en plus c’est le dernier. Cette rumeur est-elle fondée ? Y-a t-il eut vraiment, comme l’affirme cette rumeur, un projet de l’Elysée (oups !) pour rapatrier notre dernier Napoléon ? A ma modeste échelle, voici ce que je peux vous dire: Le moine qui m’a accueillit à Farnborough, le père Cuthbert, a également reçu, en décembre 2007, Christian Estrosi, à l’époque Secrétaire d’Etat à l’Outre Mer à la tête d’une imposante délégation française. M. Estrosi ne s’est jamais caché d’être partisan du retour des cendres de Napoléon III sur le sol français. Mais cette visite très médiatisée (une vingtaine de journalistes accompagnait la délégation …) s’est assez mal passée. A une affirmation de l’homme politique français selon laquelle le gouvernement français ferait bientôt une demande officielle pour le retour des cendres de l’Empereur, le Père Cuthbert lui demande où il compte faire reposer le corps en France. « Les Invalides » répond Estrosi. Les Invalides, vraiment ? Il semble qu’il n’y ait là-bas la place que pour un seul corps. Or, l’Empereur repose à Farnborough avec sa femme, l’Impératrice Eugénie et son fils, Louis Bonaparte, mort en Afrique du Sud en combattant pour les anglais en 1879. Les Anglais, pour qui la famille est sacrée, ne veulent pas séparer les trois corps. Placé devant un tel problème d’infrastructure, Estrosi répond alors « à Compiègne ». Sourire finaud du moine qui lui explique que le conservateur de Compiègne est justement un ami à lui, qu’ils se téléphonent régulièrement et que ce brave homme lui a confié qu’il ne possède qu’un chapelle capable, au mieux, d’accueillir … un corps ! « A Nice alors » répond, visiblement agacé, le Ministre. Nice, en effet, pourquoi pas ? Estrosi est à cette époque en pleine campagne des municipales et tente de garder son fauteuil de maire de Neuilly. Nice, bonne idée. Pourquoi pas Strasbourg, Lille, Marseille ou … mieux, Sedan ? C’est là que nous nous sommes pris une belle fessée par les Prussiens grâce, justement, à l’initiative désastreuse de Napoléon III. Fessée qui devait nous valoir plus tard la Première Guerre Mondiale et, encore plus tard et en partie, la Seconde. Mais laissons de côté l’image de Napoléon III. Le débat est ailleurs. Napoléon III est mort en Grande Bretagne, pays qu’il aimait particulièrement (on sait les liens personnel d’amitié qui le liaient à la Reine Victoria). Il y est depuis plus de 100 ans, aux cotés de son épouse qui fut son alliée fidèle jusqu’au bout malgré ses très nombreuses infidélités. Son fils repose à ses cotés dans une chapelle construite par Eugénie. Pendant des années, cette même France qui semble vouloir les récupérer à présent, a multiplié les signes de mépris ou d’agacement face au culte du souvenir dont bénéficiaient en Angleterre ces trois parias, exclus de la république. En 1920, à l’occasion des cérémonies organisées par la Couronne d’Angleterre pour le décès de Eugénie, la France se fendit même d’une courrier de protestation. Quel besoin avons-nous de les ramener en France ? Faut-il déménager ces trois pauvres corps de l’endroit calme où ils reposent pour exposer leurs tombeaux aux flashs des touristes comme ceux des deux premiers Napoléon ? Et puis, pour alimenter un peu la réflexion … souvenons-nous simplement du succès très relatif des deux précédentes opérations de ce genre (Révolution de 1948 qui mit un terme au règne de Louis Philippe, fiasco de la politique de collaboration du tandem Hitler/Pétain …)
Mausolée de Napoléon III à Farnborough. Le tombeau de l'Empereur, de son épouse Eugénie et de leur fils.
6 images
Voir l'album
C’est dingue ce qu’ils avaient raison …
Venise l’éternelle
Et puis me voilà de retour. Tout penaud. Car j’avais tort. Venise, c’est vraiment fabuleux. Surtout en période de carnaval. Je n’en suis pas encore vraiment revenu. La ville est telle qu’on se l’imagine, à condition d’y arriver par le bateau (le fameux Vaporetto) que l’on prend depuis l’aéroport -Compter environ 6 à 7 minutes de marche entre le terminal et l’embarcadère. On évitera le bus dont le trajet casse une partie de la magie. Venise, ça se découvre par la mer, pas par des banlieues et des HLM, fussent-ils italiens.
La ville fourmille de recoins. On dit souvent qu’il faut s’y perdre pour vraiment en profiter. C’est vrai. Et il ne faut pas hésiter. Surtout en période de carnaval. Il faut fuir les grands axes, principalement ceux où l’on trouve les boutiques. C’est là que sont les caquettes FRAM. Agglutinés contre les vitrines. Donc on se perd. Et c’est là qu’on recontre les costumes les plus improbables, les piacettas les plus craquantes et les ponts les plus beaux. Que ceux qui ne sont pas doués pour l’orientation se rassurent. On ne se perd pas longtemps à Venise. L’ile ne mesure que quelques centaines de mètre de long et donc, en continuant toujours tout droit on finit forcément par rejoindre la mer. De là, il suffit de longer les quais, si l’on ne veut pas se perdre à nouveau pour revenir à son point de départ. La ville comporte 6 quartiers. Le plus connu de tous, mais pas forcément le plus intéressant pour celui qui fuit la foule, est San Marco. En période de carnaval, on ne pourra éviter la place car c’est là que l’on trouve les plus beaux costumes. Mais en se levant de bonne heure on peut se promener sur l’immense place et tirer de beaux portraits sans problème. La foule arrive en général vers 10 heures du matin et l’endroit reste encombré jusqu’à 22:00.
Je recommande très vivement l’Albergo San Marco. Idéalement placé derrière la place, ce petit hôtel charmant offre des chambres à partir de 110 euros la nuit.
Pour déjeuner, le choix ne manque pas. Une multitude de petits restaurants proposent des sandwiches ou des parts de pizzas pour trois fois rien. On peut aussi tenter sa chance dans une des nombreuses trattorias que compte l’ile. A condition toutefois de bien vérifier les prix de ce que l’on commande. La moindre piquette est parfois vendue au prix du Dom Pérignon et on a vite fait de se retrouver avec une note plus salée que l’Adriatique.
Vert … comme le dollar !
Quand Ecologie rime avec Economie
Décidément, dès qu’il s’agit de faire du pognon, les industriels sont prêts à tout. L’écologie à le vent en poupe. Même les yankees s’y mettent et revendent leur gros 4×4. Le marché est en pleine déprime, là-bas, et les parkings des dealers Ford et GM croulent sous les SUV (Sport Utility Vehicle) bradés. Génial ! au pays de la grosse américaine, les voitures deviennent plus petites et moins polluantes. Bon, qu’on ne s’y trompe pas, ce n’est pas une brusque passion pour la protection de la planète. De ça, les américains s’en tapent complètement. Non, la raison de cette soudaine prise de conscience, c’est le prix de l’essence à la pompe. Pensez, 0,65 Euros par litre ! Au lieu de 0,30Euros il y a 4 ans. Vous imaginez, les pauvres californiens, avec leur Hummer H1 à 26 l/100 km. Quel drame !
Bon, ce n’est pas de cela dont je voulais parler aujourd’hui. Non. Le truc qui me gonfle prodigieusement, c’est qu’encore une fois, une noble cause va servir de bon moyen pour faire du pognon pour une bande d’aigrefins que rien n’arrête. L’écologie. Le mot est lâché. Les supermarchés empoignent l’étendard. Bravo ! Plus de sacs plastique aux caisses. Ouahou ! C
a c’est courageux les mecs ! Enfin … plus de sacs gratuits. Car pour les payants, c’est quand vous voulez, il y a en autant que vous souhaitez en acheter.
Une question idiote, monsieur Carrefour: Pour quoi ne pas proposer à vos clients des sacs en papier recyclable, comme on le fait au Brésil ? Le papier recyclable est disponible en quantité et, mieux, il se désagrège très vite en présence d’eau. Autre piste, puisque vous semblez très concernés par la protection de notre belle planète: les sacs plastiques en matière biodégradable ? Le sujet avait été évoqué il y a quelques années par Leclerc, je crois. Et puis, plus rien. Monsieur Carrefour (ou monsieur Auchan d’ailleurs, je ne suis pas sectaire) vous savez qu’on peut faire des sacs sans faire appel aux dérivés du pétrole ou du bois ? A base d’amidon de maïs ou de pomme de terre par exemple Non, vous ne saviez pas ? Dommage ! Ou peut être le saviez-vous de même que vous saviez aussi que les sacs en question coûtent environ trois fois plus chers que les sacs en plastique traditionnels. Et qu’au moment de faire le choix entre un vrai engagement en faveur de la protection de la nature et l’accroissement de la marge en supprimant les sacs, au détriment du consommateur, vous avez fait votre choix rapidement…
Une autre drôlerie: Je voyage pas mal un peu partout. Dans chaque grand hôtel maintenant, vous trouvez un petit panneau dans votre salle de bain vous proposant de conserver vos serviettes de toilette plusieurs jours au lieu de les donner à laver quotidiennement. Il suffit pour cela de poser les serviettes en hauteur (sur le porte serviette par exemple) et on ne vous la remplace pas par une nouvelle. Si vous les laissez au sol, on vous les change. Très bien, bravo ! belle initiative que j’adopte sans hésiter. Sauf que dans la même salle de bain vous trouvez une quantité incroyable de petits accessoires (shampoings, savons, gels de bains et autres drôleries) emballés dans un nombre impressionnant d’emballages en plastique (non recyclable bien entendu)… Ces accessoires sont changés chaque jour. Pourquoi ne pas avoir poussé plus loin l’effort de réduction de l’impact environnemental et pensé à des doses de shampoing dans un grand flacon en verre par exemple ? Même chose pour le savon qui deviendrait liquide et serait accessible via un distributeur fixé au mur ? Et je ne parle pas des emballages gaspillés pour la distribution des journaux ou le pressing dans ces mêmes hôtels. Une fois encore, des petits malins ont trouvé le filon pour gagner quelques sous en plus en réduisant le service au client et en lui donnant (au passage) mauvaise conscience.
La liste serait longue des « initiatives » vertueuses en matière de protection de l’environnement qui ne sont que des pièges à fric. J’actualiserais sous peu ce post avec d’autres idées géniales de ce type.
Le Pingouin, le Héron et le Milliardaire
Ca y est. Je l’ai fait ! je suis passé à Linux !
Quelle émotion, quel instant d’allégresse quand le PC a redémarré avec le nouveau système !
Bon, que je vous explique rapidement. Mon vieil ordinateur HP, qui m’avait servi fidèlement pendant quatre ans (une éternité dans le monde du PC) donnait depuis quelques temps des signes de faiblesse. La faute à un ventilateur poussif qui ne refroidissait plus comme il faut les composants surchauffés… J’ai donc investi quelques brouzoufs dans l’achat d’une grosse bestiole d’origine allemande. Plus puissant, mieux équipé et surtout plus fiable. Equipé de Windows XP, la machine m’assurera quelques années de travail propre et soigné.
Mon vieux HP était donc promis au grenier ou, au mieux à quelque brocante. Dommage me dis-je au moment de ranger la bécane. Car même si cette machine peinait à faire tourner les derniers logiciels du marché, elle pouvait encore rendre quelques bons services tels que la navigation sur Internet où les applications bureautiques de base. Quelques courses sur Ebay pour trouver un ventilateur neuf, un disque dur plus gros et un processeur plus musclé (tant q u’on y est) et, après un investissement minime d’une soixantaine de brouzoufs, me voici avec une petite machine pleine de bonne volonté et prête à entamer une retraite active. Problème, il me manquait encore le système d’exploitation. Vous savez ? le programme de base qui permet de faire « tourner » le PC et de faire donc fonctionner les au tres programmes. Ayant changé le disque dur, qui chez HP contient le système d’exploitation, je me retrouvais dans l’impossibilité de faire fonctionner ma « nouvelle » machine. Ne restait donc plus qu’à en acheter un. Et là, je dois dire que le choix est assez restreint. Ne reste plus que le Mac OS, qui ne fonctionne pas sur un PC, Windows XP (ce dernier étant voué à la disparition dans les prochains mois) et Windows Vista, une énorme bouse commerciale qui consomme à elle seule la moitié des ressources du PC pour faire tourner quelques effets minables dont l’utilisateur n’a rien à faire. Exit donc Mac OS et Vista, ne me reste que XP. Je me rends à la FNAC où un vendeur incompétent (ce qui est malheureusement de moins en moins rare là-bas) m’informe que XP n’est plus disponible et que (je cite) « il refusera de tourner sur un nouveau PC ». Diantre ! Je savais Bill (Gates) puissant, mais au point d’envoyer des ondes néfastes aux résistants qui persisteraient à ne pas utiliser Vista …
Mon copain Fuji
Il y a trois ans environ, un appareil numérique déboulait sur un marché déjà fort saturé en nouveautés. Ce boîtier n’avait ni le prestige d’un Canon EOS 1DS, ou Nikon D2X, ni le look high-tech des nouveautés de Minolta ou d’Olympus. Sa marque était synonyme de films aux couleurs saturées, mais en aucun cas de boîtiers professionnels, en tout cas pour le grand public. Mais la bestiole m’avait immédiatement séduit. Cet appareil, c’est le Fuji S3 Pro. Un look de baroudeur, le poids d’un parpaing et le prix (à l’époque) d’une petite voiture d’occasion. J’étais encore attaché à l’argentique et, comme le petit village armoricain, je résistais à l’appel des pixels. Mais ce gaillard là m’attirait. Une des raisons de cet attachement, c’était justement son look infernal. Basé sur le boîtier du F80 de Nikon, le Fuji S3 rappelle la lignée prestigieuse des F3 et F4. Ne serait-ce le petit écran LCD à l’arrière, on aurait presque envie de l’ouvrir pour y loger un film, tiens, une bonne Velvia aux couleurs hyper saturées par exemple …
Voila la bête, un appareil hors normes, un capteur sympathique et une carrure d'un autre âge, celui où l'on savait faire de beaux boîtiers.
4 images
Voir l'album
Pour patienter
Je viens de réaliser que plusieurs jours étaient passés depuis l’annonce du jour d’après, celui où je devais parler d’un mort célèbre qui attire bien des convoitises. Tempus irreparabile Fugit, certes, mais cela n’explique pas tout. Le sujet est plus vaste que prévu et, ne souhaitant pas faire fuir les quelques visiteurs de ce blog (332 depuis le début du mois quand même … merci à tous !), je ne veux pas publier un sujet trop long. Et donc, je saucissonne, tranche, encadre et découpe dans la masse d’information que je voudrais partager ici. Donc, encore un peu d’attente. Cela en vaut le coup, croyez moi, car il se pourrait bien que l’on entende encore parler de ce sujet dans les mois qui viennent.
En attendant, quelques photos prises hier soir à Paris. Quelques belles averses avaient laissé dans le ciel quelques gros nuages qui donnaient un relief particulier au ciel. Entre deux gouttes, se suis donc allé sur les quais, histoire de capter l’ambiance particulière de « Paris Plage » la nuit. Et puis, en prime, une indémodable: Notre Dame de Paris (la photo a été prise au 10 mm ultra déformant et redressée sous Photoshop CS3). Je n’en reviens toujours pas de ce que l’on peut faire de nos jours…










Articles